<< Meilleurs voeux | Page d'accueil | Update: Quick: quand l'histoire se répète >>

Inondations dans l'Aisne: L'industrialisation de l'assistanat

En ce début d'année, les actualités ont pas mal tourné autour des inondations. Certaines à l'autre bout du monde (Brisbane, Australie) d'autres dans notre bonne vieille France, dans l'Aisne.

Même si l'ampleur des dégâts est sensiblement différente (quelques villages vs une métropole) L'un dans l'autre, les situations sont similaires. Ce qui est différent par contre, c'est la réaction des "pauvres gens", en tout cas ceux qui passent à la télé, filmés par des journalistes avides de croustillant.

D'un côté, on a le flegme anglo-saxon. On s'accroche aux arbres, on s'exclame incroyable, on s'entraide. On se plaint aussi, quand on a tout perdu. C'est dur. Voilà ce qu'on entend.

De l'autre côté, on a Madame Michu, qui n'a pas voulu évacuer sa maison. Vous vous rendez compte, ils voulaient que je m'en aille de chez moi et qui se plaint La boulangerie est fermée vous comprenez, et les autorités ne viennent même pas distribuer de la nourriture !!!. Même pire, j'en ai entendu une qui s'exclamait: ils sont passés hier vous comprenez! Ils m'ont amené du pain, vous vous rendez compte! Pas de fromage, pas de jambon, juste du pain!!! Comment voulez-vous que je fasse...

C'est triste. Et c'est malheureusement représentatif de la société française du début du 21° siècle: Aucune prise de responsabilité, le malheur vient forcément des autres, gouvernement, police, etc.

Allez, comme je suis en forme, un autre exemple. Ma femme est professeur des écoles. Elle enseigne le CM2. Le contexte: le professeur met une appréciation dans le carnet de l'élève:

Élève consciencieuse et appliquée, mais attention au bavardage.
La maman, outrée, demande donc à rencontrer l'enseignante.
Vous comprenez, j'ai fait ma petite enquête, ma fille n'est pas la seule à bavarder, et pourtant c'est la seule à avoir une remarque dans son carnet.
En effet, on peut se poser la question, et la maman marque un point: on ne peut bavarder tout seul, il faut être au moins deux!
En effet, elle a un mot car c'est elle qui bavarde le plus, et qui entraîne les autres à bavarder.
Ah mais oui mais non, je n'accepte pas que vous stigmatisiez ma fille de la sorte, c'est inacceptable. Je ne sais pas si je vais signer le mot dans le carnet, il faut que je voie avec mon mari!
Encore une fois, une déresponsabilisation entière et complète, et on se rabat sur les gens en fonction. En effet, de qui d'autre peut venir la faute? La seule note positive c'est que ces gens sont quand-même en minorité aujourd'hui. Mais combien en faut-il pour tout foutre en l'air ?
Catégories : Société