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La double face de nos politiciens

Une des niouzes de la semaine sera sans nul doute la volonté de nos députés d'interdire les sacs et la vaisselle en plastique jetable. En voilà une décision qu'elle est sage et réfléchie. En effet, ces méchants objets plastique se retrouvent bien trop souvent dans la nature et se font gober par des oiseaux, poissons ou ours polaires. Le long terme, c'est important et la planète ne se régénèrera pas toute seule.

Cependant, même si les considérations long terme sont de prime importance, les considérations court terme ne le sont pas moins. On peut même dire que par définition, elles sont plus urgentes. Et là, force nous est d'admettre qu'on en a une bonne palettée.

Maintenant, je suis d'accord, l'impact sur l'économie de cette réformette sera sans nul doute très faible. Mais bon, c'est bien une accumulation de petites choses depuis 40 ans qui nous a amené là où on en est. Est-ce qu'on a vraiment besoin d'en rajouter une couche toutes les semaines? Est-ce que ces bons députés n'ont rien de mieux à faire que ça? Vraiment?

De l'autre côté du spectre actualistique, on a le maire de Bobigny qui fait parler de lui. Non content de s'être octroyé une rémunération au taquet (c'est le maximum possible) il se permettait également de toucher des indemnités chômage. Diantre. Heureusement que c'est la crise et qu'il faut faire des économies. Sinon je n'ose même pas imaginer.

Voilà pour moi une bonne illustration de nos politiciens: D'un côté on fait des petites choses stupides mais qui sont dans l'air du temps. C'est rigolo, ça plait à l'électeur. De l'autre, tout est bon pour s'en mettre plein les fouilles. Évidemment, il a renoncé à son allocation chômage depuis. Mais il ne remboursera pas le trop perçu. Eh, oh, on est en France tout de même!

Dans d'autres sphères, on réfléchit à d'autres alternatives que l'austérité. Apparemment, il y a toujours des gens qui pensent qu'on va pouvoir résoudre nos problèmes de dettes en dépensant plus. Franchement, je ne sais plus quoi penser. Comment peut-on être autant déconnecté de la réalité...

La lente déliquescence du pays continue donc cahincaha, tout le monde s'en fout. Les politiciens sont trop occupés avec leur populisme industriel et leurs malversations. Ca fait déjà deux choses à faire qui ne sont pas simples, alors gouverner, ce sera pour une autre fois. Quant à la population, elle se laisse gentiment berner par le populisme qui - et il nous faut bien l'avouer - est d'une qualité rarement égalée. Les multiples garanties sociales mettent la population dans ce confort cotonneux qui endort les sens - y compris le sens critique apparemment. Parce que tout ce fatras nous emmène par le fond lentement mais surement.

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