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Commenter sur le blog de Montebourg

Ayant découvert le blog de Montebourg par hasard la semaine dernière, au détour de son article sur la table ronde économique, j'ai essayé d'y poster un message. Cet article conseillant à tout le monde - mais surtout à l'état - de dépenser encore plus pour résoudre tous nos problèmes économiques, je m'y suis donc vu en désaccord. Comme il y avait déjà un commentaire de OPTIMISTE DU 38 allant bien dans le sens socialiste de l'économie, je me suis dit que j'allais y répondre.

Le commentaire de OPTIMISTE DU 38:

Mathieu Plane n’est pas le seul économiste de l’OFCE à faire ces analyses de la crise et de la situation économique de l’Europe et de la France. Pourquoi n’écoute t-on que ceux qui préconisent toujours plus de contraintes, et qui font de la réduction de la dette –et du retour de la croissance–leur alpha et leur omega ?Pourquoi les voix de Piketty, Généreux et autres qui proposent d’autres approches , restent-elles confidentielles ? Je n’y connais rien en économie , mais je maîtrise le budget familial, et j’ai de bonnes notions des budgets hospitaliers et communaux (infirmière et élue locale) . Et un enfant de 10 ans peut comprendre que les politiques de restriction menées depuis 2009 ne peuvent qu’aggraver le déficit public, sans pour autant doper la croissance. La perte du pouvoir d’achat, aggrave le déficit intérieur, non? Si j’ai un salaire bloqué ,ou en baisse, et que les prix augmentent, je consomme moins . Quant à ceux qui nous serinnent à longueur de journal TV que les prix baissent, je veux bien qu’ils me donnent l’adresse de leur super, de leur fournisseur de gaz, et d’électricité : j’y cours ! Mon loyer, ma mutuelle, mes assurances…Seule ma retraite n’augmente pas .

On tourne en rond :moins de rentrée d’argent, donc, moins d’impôts, moins d’achats, donc moins de TVA, donc l’Etat continue à faire des économies, mais perd aussi des recettes. Quelques questions que je me pose:

– comment ne comprend t-on pas que les restrictions, à plus forte raison l’austérité, sont contre productives ? Voir la Grèce, l’Espagne , l’Italie, le Portugal où les efforts consentis n’ont ramené aucune croissance, et ont paupérisé des millions de gens ? A qui profite en Europe cet entêtement stupide ?

–que va faire Moscovici, nommé Commissaire européen aux finances (alors qu’il s’est planté lamentablement pendant son ministère en France), quand il faudra sanctionner le budget français ?

–le CICE et les baisses de charges, vont-ils permettre encore à gaver les actionnaires (souvent étrangers !)?

–la croissance: le mot magique ! Mais doit-on encore miser sur la croissance, ou n’est-ce qu’une illusion pour énarque ? Ne devrait-on pas saisir l’opportunité de cette terrible crise, pour revenir aux fondamentaux ? » je consomme donc je suis » , est-ce le secret du bonheur ?

A suivre…

Voilà qui brosse les idées de M. Montebourg bien dans le sens du poil. Je me suis donc permis la réponse que voici:

« Pourquoi n’écoute t-on que ceux qui préconisent toujours plus de contraintes? »

Sans doute car ce qu’ils proposent marche. C’est dur, c’est long, mais ça marche. Le souci c’est qu’on n’a pas UN mais DEUX problèmes. Une économie en berne ET une dette bien trop grosse. En dépensant plus, on ne résoudra pas notre problème de dette, et vu son niveau, c’est très problématique.

40 ans de dépenses effrénées ne s’effaceront pas d’un coup de balayette. Ça va prendre du temps de des efforts, mais on n’a pas vraiment le choix. Si on veut pouvoir continuer à emprunter, il faut être capable de rembourser. Sans ponctionner les économies de la population comme à Chypre ça serait mieux de mon point de vue.

Alors, bon, je l'admet, on est moins dans l'approbation aveugle de l'hôte des lieux que le commentaire auquel je répond. Mais bon, j'ouvre le débat. Huit jours plus tard, mon commentaire est encore "en attente de validation." Et je doute qu'il soit validé un jour. D'autant que OPTIMISTE DU 38 en a posté un second hier qui lui a été validé.

Apparemment, l'espace de commentaire du blog de M. Montebourg n'est pas un espace d'échange mais un lieu réservé aux éloges. Pour être honnête, je doute même que OPTIMISTE DU 38 soit un internaute lambda. Je pense plutôt qu'il fait partie de l'entourage d'Arnaud. Il est même peut-être payé pour ce genre de choses.

N'allez pas dire que j'accuse qui que ce soit de censure. Chaque site web est un espace public qui porte le message de celui qui le gère. Sur mon blog non-plus, je ne publie pas tous les commentaires de mes lecteurs. Même si mes critères sont légèrement différents.

Ne pas accepter les commentaire avec lesquels il n'est pas d'accord montre juste l'ouverture d'esprit du maître des lieux. D'ailleurs, je n'en suis pas surpris. Un peu déçu peut-être... où peut-on interagir avec ces gens?

Catégories : Politique, Société

Vivre en paix sur mon blog

Comment poster un commentaire

Je ne suis pas particulièrement sectaire en ce qui concerne les commentaires sur mon blog. Par contre, j'approuve manuellement tous les commentaires. C'est mon site, donc c'est moi qui décide ce qu'il y a dessus.

Vous pouvez être d'accord avec moi ou pas, vouloir m'encenser ou m'insulter, tout cela ne me dérange guère. Par contre, si votre commentaire ne respecte pas les règles ci-dessous, il a toutes les chances du monde de ne jamais apparaître:

  • Pas de violence verbale. Les commentaires doivent rester dans un langage accessible à tous, même aux plus jeunes. De toutes façons, les insultes et gros mots ne font qu'enfermer le débat. Politesse et respect de vos interlocuteurs sont des règles de base de la vie en société, il n'en est pas autrement ici.
  • Ecrire en Français. Le langage SMS c'est super, mais gardez-le pour vos téléphones.
  • Pas de spam. Si vous n'avez rien à dire, ne dites rien. Mais ne rien dire avec un lien vers son blog plein de pubs, ça non.
  • Pas de vide. Un message du type "Ton blog est nul" a toutes les chances de se voir supprimé. Il n'apporte que très peu d'information. De même pour "Super ton blog" même si celui-là a moins de chances de partir à la poubelle ;-)
  • Pas de lien vers des sites "louches" ou "choquants", par exemple: incitation à la violence ou à la haine, pornographie, violence - graphique ou autre - extrême, etc. La liste n'est pas exhaustive.
Voilà. C'est tout simple. Ça évoluera sans doute, mais je pense que vous voyez bien l'esprit.

La double face de nos politiciens

Une des niouzes de la semaine sera sans nul doute la volonté de nos députés d'interdire les sacs et la vaisselle en plastique jetable. En voilà une décision qu'elle est sage et réfléchie. En effet, ces méchants objets plastique se retrouvent bien trop souvent dans la nature et se font gober par des oiseaux, poissons ou ours polaires. Le long terme, c'est important et la planète ne se régénèrera pas toute seule.

Cependant, même si les considérations long terme sont de prime importance, les considérations court terme ne le sont pas moins. On peut même dire que par définition, elles sont plus urgentes. Et là, force nous est d'admettre qu'on en a une bonne palettée.

Maintenant, je suis d'accord, l'impact sur l'économie de cette réformette sera sans nul doute très faible. Mais bon, c'est bien une accumulation de petites choses depuis 40 ans qui nous a amené là où on en est. Est-ce qu'on a vraiment besoin d'en rajouter une couche toutes les semaines? Est-ce que ces bons députés n'ont rien de mieux à faire que ça? Vraiment?

De l'autre côté du spectre actualistique, on a le maire de Bobigny qui fait parler de lui. Non content de s'être octroyé une rémunération au taquet (c'est le maximum possible) il se permettait également de toucher des indemnités chômage. Diantre. Heureusement que c'est la crise et qu'il faut faire des économies. Sinon je n'ose même pas imaginer.

Voilà pour moi une bonne illustration de nos politiciens: D'un côté on fait des petites choses stupides mais qui sont dans l'air du temps. C'est rigolo, ça plait à l'électeur. De l'autre, tout est bon pour s'en mettre plein les fouilles. Évidemment, il a renoncé à son allocation chômage depuis. Mais il ne remboursera pas le trop perçu. Eh, oh, on est en France tout de même!

Dans d'autres sphères, on réfléchit à d'autres alternatives que l'austérité. Apparemment, il y a toujours des gens qui pensent qu'on va pouvoir résoudre nos problèmes de dettes en dépensant plus. Franchement, je ne sais plus quoi penser. Comment peut-on être autant déconnecté de la réalité...

La lente déliquescence du pays continue donc cahincaha, tout le monde s'en fout. Les politiciens sont trop occupés avec leur populisme industriel et leurs malversations. Ca fait déjà deux choses à faire qui ne sont pas simples, alors gouverner, ce sera pour une autre fois. Quant à la population, elle se laisse gentiment berner par le populisme qui - et il nous faut bien l'avouer - est d'une qualité rarement égalée. Les multiples garanties sociales mettent la population dans ce confort cotonneux qui endort les sens - y compris le sens critique apparemment. Parce que tout ce fatras nous emmène par le fond lentement mais surement.

Balises :

Au revoir Montebourg

Alors là, si on m'avait dit que ça serait aussi facile de se débarrasser d'Arnaud... Je ne l'aurai pas cru. En tout cas, voilà une bonne chose de faite. Je ne pense pas que le gouvernement s'en portera mieux au vu du calibre de ceux qui restent, mais le niveau et la fréquence des déclarations fracassantes toutes plus sidérantes les unes que les autres va sensiblement baisser.

Du coup, ben je vais me permettre de remercier Arnaud, chose dont je ne me serais pas cru capable pour être honnête. Alors voilà:

 

Merci Arnaud. Merci d'être parti.

 

Balises :
Catégories : Politique

L'endroit à éviter au Cap-Ferret : Il Giardino

Il Giardino est un restaurant au Cap-Ferret, et il a fait pas mal parler de lui ces dernières semaines. Non-pas pour son service ou sa nourriture, mais pas ses actions, et plus précisément ses actions en justice.

Tout commence le 24 août 2013 avec la publication sur Cultur'elle d'un billet peu élogieux signé de Irrégulière à propos du restaurant. Ce billet - dont j'ai repris le titre pour mon billet - est reproduit intégralement ci-dessous:

Le Cap-Ferret est peut-être le Paradis, mais force est de constater qu’il y est un lieu, autrefois charmant, qui n’évoque plus guère ni le jardin d’Eden ni celui d’Épicure : le petit restaurant Il Giardino, spécialisé dans les pizza (mais pas que !) comme son nom italianisant le laisse présumer, et où nous avions l’habitude de nous rendre une ou deux fois par an. Cette année, ne dérogeant pas à cette tradition désormais ancrée dans le déroulement de nos vacances, nous y allâmes dîner.

Comme le titre de cet article le laisse présager, nous fûmes déçus. Pour plus de commodités, je vais laisser là le passé simple pour vous narrer cette aventure qui ne manque pas de piquant, mais qui par contre laisse désirer côté apéro et amabilité.

Lorsque nous sommes arrivés, un premier serveur nous a demandé, logiquement, si nous désirions manger en terrasse ou à l’extérieur, et comme il y avait pas mal de vent, nous avons opté pour l’intérieur, et sommes donc allés nous installer à une table. Immédiatement, une harpie en gilet fluo nous saute sur le paletot pour nous houspiller de nous installer sans autorisation (alors que, et d’une, nous en avions une, d’autorisation, et de deux… j’aime pas trop me faire engueuler par les serveurs, en général — par personne, du reste, mais encore moins lorsque je suis le client). Bref, ça ne commence pas très bien, mais le malentendu levé, elle nous file les menus. Et la, première erreur fatale dont découlera tout le reste : elle ne nous demande pas, comme c’est la coutume, si nous désirons un apéritif. Or, un apéritif, nous en désirions un (comme très peu de clients manifestement, mais enfin, c’est bien notre droit tout de même). Arrive une deuxième serveuse, qui prend notre commande, mais ne nous demande toujours pas si nous désirions l’apéritif (logique : sa collègue était supposée l’avoir fait), que nous sommes donc obligés de réclamer (nous y tenions).

Dix minutes passent, et toujours pas l’ombre ni de notre apéritif, ni de notre bouteille de vin d’ailleurs. Alors qu’immédiatement après avoir pris notre commande, la deuxième serveuse aurait dû nous le préparer et nous le servir : le principe de l’apéritif, c’est de permettre d’attendre sagement son plat. Enfin, il me semble. Donc je hèle un troisième serveur (nous reviendrons plus bas à cette question épineuse de l’enchaînement des serveurs) et lui dis (aimablement !) que ça serait bien de nous servir l’apéro, parce que sinon, nos plats vont arriver avant lui. Et bingo, alors que serveur n°3 nous apporte (enfin ! Nous commencions à nous dessécher) nos tant désirés apéritifs (sans cacahuètes. Fut une époque lointaine, dans ce restaurant, on nous donnait des cacahuètes avec l’apéritif. Ailleurs, on nous donne même des vraies tapas pour pas plus cher. Ta Panta Rei), nos plats arrivent avec serveuse n°1. Plats que nous renvoyons parce que zut, du coup nous n’en sommes qu’à l’apéro (par leur faute) et que le pastis accompagne mal l’entrecôte-frites. La serveuse bougonne.

Et ça continue. Alors que nous buvions, arrive la patronne, peu aimable malgré ce qu’elle voudra bien affirmer (à côté, les serveurs du café Marly méritent la palme d’or de la courtoisie), vient nous dire de nous signaler quand nous voudrons nos plats, parce qu’ils viennent déjà de jeter une entrecôte et que si ça doit durer 1/2 heure notre histoire, ça serait bien de le dire. Nous essayons donc de lui expliquer notre souci, et de lui faire remarquer ce qui, pour nous et depuis de nombreuses années, est la source du problème dans nombre de restaurants : que les serveurs n’ont plus de tables attitrées et qu’ils vadrouillent au gré du vent, ce qui fait qu’il n’y a plus aucun ordre et que règne la désorganisation la plus totale. Mais là, elle a une excuse (et là, je vous jure que je n’invente rien) : elle ne peut pas faire bosser ses serveurs plus de 44h et il faut qu’elle leur donne des jours de repos, alors comprenez mes braves gens, ça lui ferait trop de personnel à payer.

Stop ! Quoi ? Elle n’a pas le droit de faire bosser ses employés 24/24 7/7 ? Mais franchement, où va le monde !

Bref. On nous apporte notre vin (froid !) et nos plats, réclamés deux fois. L’entrecôte était nouvelle, ok, ce qui n’était pas le cas des pizza, sèche sur les bords. Bon. Nous prenons, quand même, un dessert (ce que n’ont pas fait les gens de la table d’à côté, partis en jurant qu’ils ne reviendraient pas). Bon, ok, les boules de glace étaient grosses. Mais bon.

Ma maman va payer, et essaie de revenir sur l’incident, et se fait envoyer paître par une patronne toujours aussi mal embouchée et dédaigneuse. Et elle a payé les apéros, source du conflit, alors qu’il est d’usage, dans la restauration, de les offrir aux clients lorsqu’il y a un souci (vu la marge qu’il se font dessus, ils peuvent se le permettre).

Conclusion ? Un restaurant où nous n’irons plus parce que la patronne se prend pour une diva (alors que, sérieusement, elle n’est pas la propriétaire de Chez Hortense, non plus), l’une des serveuses serait bien inspirée de ne jamais bosser à Londres parce qu’elle ne risque pas de pouvoir vivre de ses pourboires, et on se fout du client et le sens du commerce est plus qu’approximatif. Je vous engage à le noter dans votre liste noire si vous passez dans le coin !

(tout ça pour deux apéritifs… à quoi tiennent les guerres)

Il Giardino
71 Bd de la plage
Cap-Ferret

Comme on le voit, ce billet manque d'éloges. On peut même en dire qu'il est acerbe et critique. Bref, voilà quoi.

Mais il y a quelques semaines, ce billet est remonté dans le ranking Google et lors d'une recherche avec le nom du restaurant le billet arrivait en position numéro 4. Constatant cet état de fait, la propriétaire du restaurant a décidé d'en découdre avec la blogueuse par justice interposée. Je ne vais pas tout vous raconter en détail, Maître Eolas l'a déjà fait dans beaucoup plus de détails que je ne le pourrai jamais. Je vous engage a lire son article, très détaillé et qui ne laisse pas trop de zones d'ombre.

Du coup, à mon tour, je ne vous recommande pas d'aller chez Il Giardino lorsque vous serez au Cap-Ferret. Pas tellement pour leur nourriture ou leur service - le billet de l'Irrégulière est clair sur la façon dont ça s'est passé une fois, et dans mon jugement à moi, on a le droit de faire des erreurs de temps en temps. En plus, le billet ne raconte qu'un des deux points de vue et pêche donc sans doute d'un peu de biais. Du coup, je ne me prononcerai pas sur ce sujet car je n'en ai aucune expérience.

Par contre, ce que je sais c'est que si vous y allez et que vous vous permettez de commenter une expérience moins que parfaite sur Internet, là, vous risquez bien de vous retrouver devant un juge, sans autre forme de procès. Et je trouve ça triste. Vous me direz, selon mes propres mots, on a le droit de faire des erreurs et rien n'indique que les restaurateurs poursuivraient un second client de la sorte. Mais là, on a plusieurs différences:

  • Les impacts pour les clients sont bien plus importants qu'un simple repas gâché.
  • Les gens qui s'en remettent à la justice avant d'avoir fait le moindre effort de règlement à l'amiable auparavant ne m'inspirent pas confiance.

Mon conseil donc à tous mes lecteurs: n'y allez pas. Il y a plein d'autres restaurants où vous prendrez infiniment moins de risques.