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Connards de Taxis

Bon, à un moment il faut savoir prendre parti. Voilà.

Je n'ai jamais utilisé Uber, ni UberPOP ni autre, j'ai toujours utilisé des taxis. C'est désormais terminé. Je viens d'installer l'application Uber, et je n'utiliserai plus jamais de ma vie des taxis Français, sauf si je n'ai pas d'autre choix.

Sur le Nouvel Obs:

En annonçant à grand renfort de menaces dans les médias cette bataille dans les aéroports, les taxis pensaient sérieusement qu’ils feraient reculer les VTC. Que ceux-ci éviteraient Roissy et Orly pour ce jour de grève. Mais c’est l’inverse qui s’est passé.

Ah bon, l'inverse? Vraiment? Mais quelle bande d'enculés... Avec les taxis en grève, comment on fait pour venir à ou de l'aéroport? Ils pensent vraiment qu'ils vont paralyser les deux aéroports parisiens? Ben c'est pas compliqué en fait. Les gens ont des fois besoin de se déplacer. Du coup, c'est tout simple, ils n'ont qu'à installer une petite appli sur leur téléphone...

En tout cas, s'ils voulaient faire de la pub pour Uber, c'est gagné.

Et la police dans tout ça? Ben la police coopère. Tout simplement. Les taxis organisent des barrages, font la loi eux-même, empêchent des usagers de circuler, et la police les laisse faire.

Mais quel pays de merde. Comment en est-on arrivé à ce genre de connerie?

Balises :

Bienvenue dans la France Fasciste

Voilà, c'est fait, et on peut même dire que ce fut rondement mené. A 438 contre 86, on peut dire que le scrutin public sur l'ensemble du projet de loi relatif au renseignement est passé comme une lettre à la poste. C'est effarant, pour le moins.

Alors bon, d'accord, je suis un peu alarmiste. En effet, la loi sur le renseignement n'est pas encore loi. Elle ne reste pour l'instant qu'un projet. Elle a encore à franchir le sénat puis le conseil constitutionnel avant d'être promue.

Car ne vous y trompez pas, même si les promoteurs de ce projet de loi n'ont aucune intention de faire de la surveillance de masse, ils pavent la route pour les suivants qui eux, quand ils voudront en faire, n'auront de comptes à rendre à personne.

Et non, contrairement à tout ce qui a été dit à l'assemblée cet après-midi, le terrorisme n'est pas une menace pour la France. Au vu du nombre de morts (un indicateur parmi d'autres), on peut même dire que c'est une nuisance mineure. Certes, c'est une nuisance très médiatisée, violente, choquante, mais ça reste une nuisance, pas une menace majeure.

Du coup, coller TOUS les citoyens Français sous surveillance semble être une mesure disproportionnée pour le moins. Et quand je dis disproportionnée, je mâche mes mots. D'autant que cette surveillance ne permettra très vraisemblablement pas de prendre plus de terroristes que les méthodes actuelles, bien au contraire. Les techniques invoquées ne peuvent simplement pas fonctionner. C'est du mensonge pur au pire et une erreur stupide au mieux.

Il y a finalement une certaine ironie que les plus grosses avancées vers le fascismes soient dirigées par la gauche, qui se défend du fascisme comme de la peste. Mais au final, les surveillances de masse de Hitler ou Mussolini n'avaient rien à envier à celles de Staline ou Lénine. La gauche ou la droite, dans les extrêmes, c'est à peu près aussi con. Et là, force est d'admettre que la dérive nous amène un peu trop près à mon goût.

Et dire que Marion Maréchal Le Pen a voté contre, quelle ironie. Les fascistes ne sont pas ceux que l'on croit en France.

En tout cas, on sait qui a voté contre et qui a voté pour. Les 438 traîtres sont démasqués. Internet n'oublie pas. Surtout les informations publiques.

Ceci dit, soyez réellement attentifs, car c'est réellement l'avenir de la France qui se joue en ce moment. Le jour ou l'exécutif aura le pouvoir de - légalement - surveiller tous les citoyens, ils le prendront. Ils le prendront comme ils prennent tous les autres qui sont à leur disposition. Ils le prendront et ils en abuseront. Et là, ça va être la merde, la vraie.

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La technologie française va bien, très bien

Car oui, il faut le dire, c'était quand-même un peu la crise. Un peu plus et on aurait pu croire - horreur - que la France n'innovait plus. Qu'elle n'était plus compétitive. Qu'elle s'était laissée dépasser par ses voisins, outre Rhin, outre manche ou même - ignominie suprême - outre atlantique.

Heureusement, le gouvernement veille et dès qu'un dérapage est en vue, il agite ses petits bras musclés afin de pouvoir pomper de l'argent plus vite. C'est important.

Du coup, là, plutôt que de relancer l'industrie, la high-tech, l'économie, non, l'état vient de décider de remonter le moral des troupes. Souriez, c'est vous.

http://www.gouvernement.fr/amazing-french-tech

A titre d'information, vous n'êtes pas tombé sur le dernier Comic de Marvel. Non. C'est bien le site officiel du gouvernement Français. Plutôt que d'appliquer les recettes - pourtant connues de tous - pour relancer le pays, ces connards se tripotent la nouille pour nous pondre ces conneries qu'on croirait sorties d'un autre âge.

Bordel, c'est à ça que servent mes impôts? J'ai encore moins envie de payer d'un coup, et pourtant j'en avais déjà pas beausoup envie avant.

Je... je... plus rien ne me vient... je n'ai plus de mots. Connards.

Catégories : Politique, Technologie

Loi Renseignement: non, je n'en veux pas

Ça y est, le fascisme est à nos portes. Et quand je dis à nos portes, c'est du mauvais côté de nos portes dans la mesure où les députés ont déjà approuvé le projet de loi. Donc ça y est, la balance entre les trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) est définitivement brisée et l'exécutif s'abroge la grosse part du gâteau en ayant légalement le droit d'écouter tous les citoyens.

Certains me diront que les terroristes avaient la vie trop belle jusqu'à présent et qu'il fallait faire quelque chose. En effet, on peut poser cet argument, et il serait recevable si les mesures prises n'avaient pas deux effets pervers: en premier lieu, elles ne permettront pas de choper de terroristes (non, même pas à la marge) et en second lieu elles octroient un pouvoir à l'exécutif qui est largement trop important. Pour autant que j'ai confiance dans le président en place actuellement pour ne pas emprisonner ses opposants politiques en masse, c'est maintenant possible et légal.

Reprenons, reprenons. Pourquoi la surveillance en masse d'internet ne permettra pas de choper de terroristes?

En premier, on pourrait juste constater l'état de l'art des algorithmes de traitement automatiques sur le sujet. Avec un algorithme fiable à 99.9% on aurait encore un nombre de personnes marquées comme terroristes alors qu'ils ne le sont pas qui dépasse l'entendement. C'est ce qu'on appelle des faux positifs. Avec de la pub, si on arrive à cibler à 90% et que du coup dans 10% des cas on affiche une mauvaise pub, c'est pas grave. On a fait un affichage pour rien et voilà. Personne n'est mort. Avec du ciblage de terroristes on ne peut pas faire n'importe quoi. Un faux positif de l'algorithme doit être analysé car il ne peut être traité automatiquement. De plus, Pour que des algorithmes de data mining marchent, il faut beaucoup de données. Or, il n'y a que très peu de terroristes. Très très peu. Du coup, pas beaucoup de comportements à analyser et donc des algorithmes très peu efficaces.

Du coup, ces algorithmes sont inutiles et plus rien ne justifie que les forces de police aient un flux constant de TOUT ce qui passe sur Internet.

Ensuite il suffit de regarder les maigres résultats de la HADOPI pour se rendre compte qu'encrypter ses communications est aujourd'hui un jeu d'enfant. Une fois que tout est encrypté, plus aucune surveillance ne fonctionnera. Tout algorithme automatique est alors à exclure. C'est un jeu de dupes.

Enfin, on peut juste regarder les résultats à l'étranger. Grâce à Edward Snowden on sait que finalement, même si c'est illégal, la NSA espionne tout le monde depuis longtemps. Ils ont même des algorithmes de data mining en place depuis longtemps. Et pourtant, tout semble indiquer que les techniques d'investigations traditionnelles fonctionnent mieux que tous les algorithmes de la terre (le lien est en anglais).

Bon, bon, tout cela n'a pas bien l'air efficace. Mais bon, si ça permet d'en prendre ne serait-ce qu'un seul, ça vaut bien la peine non?

Non. En premier, comme tout cela est largement moins efficace que du bon vieux travail de terrain, on ferait mieux d'investir tous les millions dépensés là dedans dans du terrain. On aurait trouvé plus de terroristes.

En second lieu, la balance des pouvoirs penche désormais dangereusement en faveur de l'exécutif. Car s'il a le droit d'écouter la France entière il donc désormais un pouvoir considérable. Il peut en toute légalité faire condamner n'importe lequel de ses opposants. En effet, au vu de la complexité et de l'épaisseur des codes civils, pénal et la myriade d'autres, tout le monde en France est dans l'illégalité. C'est mathématique. Respecter la loi est devenu une tâche impossible bien au delà des capacités du citoyen moyen.

Enfin, on peut prévoir un impact clair et certain sur l'emploi, et très négatif celui-là. Comme un des pays ayant légalisé l'espionnage en masse, il est plus que probable qu'un certain nombre des clients étrangers de nos hébergeurs nationaux se carapatent vite fait ailleurs. Et même s'ils ne s'en vont pas, pour le choix de leurs prochains serveurs ils privilégieront sans doute des structures à l'étranger.

Voilà... pour terminer, un petite citation de Benjamin Franklin, ou en tout cas une phrase qui lui est souvent attribuée:

Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux.

— Benjamin Franklin

Hausse record des impôts locaux à prévoir en 2015

Vous l'avez tous vu, le président à promis pour 2015 que, je cite, il n'y aura pas d'impôt supplémentaire sur qui que ce soit. En voilà une belle promesse. Mais là encore, François joue sur les mots. Ce qu'il voulait dire c'est qu'il ne votera pas de hausse des impôts. Ça se joue à pas grand chose finalement.

Comme on peut le lire un peu partout, notre cher président a enfin décidé de réduire les dépenses dans son budget 2015. En effet, il prévoit une baisse drastique des dotations des collectivités locales. C'est 3.7 milliards d'Euros de gagnés pour l'état et 11 milliards cumulés sur les trois prochaines années.

Bien heureusement, l'assemblée nationale a tout de suite fait voter un amendement prévoyant une aide de 423 millions d'euros pour certaines collectivités. C'est tout-à-fait typique du gouvernement: on vous prend d'un côté et on vous en redonne un peu moins de l'autre. Et évidemment, le gouvernement en garde un peu au passage. Des frais de gestion en somme. D'une inefficacité crasse, mais bien commun de nos jours. On nourrit la beuête immonde en lui injectant de l'argent. Mais je m'égare.

Revenons à nos moutons. Les chroniqueurs du Monde, nous prédisent que ceci va engendrer une chute drastique de l'investissement local. Je n'en crois rien. En tout cas pas tout de suite. En effet, il est déjà tard dans l'année et ce genre de réduction de dotation a bien des chances d'avoir pris les collectivités locales par surprise.

De fait, personne n'a attendu M. Hollande pour engager des dépenses. Dans ces dépenses on peut trouver des projets d'investissements entamés, des dettes à rembourser, des écoles à faire tourner, des employés à payer, et ce n'est que ce qui me passe par la tête. Et ça, ce ne sont pas des dépenses qu'on peut réduire du jour au lendemain... Comme d'un autre côté la loi oblige lesdites collectivités locales à voter un budget équilibré, on voit poindre un problème pour début 2015. Comment voter un budget équilibré dans ces conditions? Moins d'argent d'un côté, autant de dépenses engagées de l'autre. Dur.

Voilà pourquoi il faut s'attendre à une hausse des impôts locaux sans précédent l'année prochaine, et à tous les niveaux: régions, départements, communes... D’autant que le cycle électoral y est favorable, puisque c’est en début de mandat que les impôts augmentent en général, laissant aux contribuables le soin d'oublier ça pour les prochaines élections.

Encore une fois, plutôt que d'essayer de dépenser moins, l'état préfère continuer dans sa politique de l'autruche. Et les répercussions — comme d'habitude — se feront sentir sur les victimes habituelles. Vous. Nous. Les contribuables.

C'est à ce moment précis que François Hollande pourra prétendre qu'il n'y est pour rien. Regardez, c'est eux qui ont augmenté les impôts, et en tant que président je ne peux pas m'y opposer. Les collectivités locales sont financièrement indépendantes...

Bien joué.

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