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Revue de presse: Free et Hadopi

Revue

Sur TF1.fr, on peut lire:
Free refuse de diffuser les courriels d'avertissement aux pirates envoyés depuis vendredi
Pour TF1 donc, pas de doute: les internautes ciblés sont des pirates. Ils sont donc bien présumés coupables - puisque la Hadopi ne peut se tromper.

Sur le site du nouvel Obs, par contre, on dit:

Le gouvernement français a sommé mercredi l'opérateur Free de respecter l'obligation légale d'envoyer des avertissements aux internautes soupçonnés de piratage, comme le prévoit la loi Hadopi
Pour le Nouvel Obs, les internautes sont soupçonnés de piratage. Pour autant qu'on aimerait que ce soit vrai, c'est faux: Ils sont présumés coupables, pas du tout soupçonnés de quoi que ce soit.

Frédéric Mitterrand, haut supporter de la Hadopi en dit:

Le revirement de Free, qui a décidé lundi de ne pas transmettre, à ce stade, à ses abonnés les messages d'avertissement, en violation formelle de ses obligations légales, est inacceptable. Cette situation, que le ministre condamne fermement, doit prendre fin dans les meilleurs délais
Il dit même :
Un fournisseur d'accès qui ne se conforme pas à ses obligations légales devra donc en supporter les conséquences judiciaires et financières. Un décret précisera incessamment les sanctions prévues dans ce cadre
Ah. Ça devient drôle: aucune sanction n'est prévue. Finalement Free n'a pas tant de mérite que ça de "braver" l'autorité.

Notez que Free avait déjà fait parler d'eux lors de la délivrance des informations liées aux adresses IP "coupables", en fournissant toutes les données imprimées sur du papier plutôt que sur un CD ou dans un mail.

On peut continuer de lire:

Le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep) a de son côté déclaré mardi, dans un communiqué, "déplorer l'attitude inadmissible de Free".
D'autres critiques cette loi inadmissible à laquelle la SNEP a été mêlée. Chacun ses opinions finalement. Déplorons mes amis, déplorons.

Le Figaro parle lui "d'internautes fraudeurs".

Le Monde nous renseigne un peu plus:

La lettre, envoyée samedi 2 octobre, invite la Hadopi à "saisir les autorités compétentes s'il s'avérait que des opérateurs s'entendent pour faire obstacle à vos opérations, et en tirer un bénéfice concurrentiel". Le risque pour Numericable, qui cherche à gagner des parts de marché, est en effet de passer pour un fournisseur d'accès zélé – ses envois de courriels ont eu lieu le 1er octobre, soit deux jours avant la date officielle –, alors que Free pourrait attirer de nouveaux abonnés en s'affichant comme le héraut des anti-Hadopi.
Traduction: Numéricable à balancé la purée un peu trop tôt. Ils ont un peu honte, donc pour se rattraper ils essayent de prétendre que se retenir c'est pas bien.
Le député Nicolas Dupont-Aignan, opposant à la loi, a ainsi explicitement appelé les internautes à "boycotter tous les fournisseurs d'accès qui se livrent à cette collaboration" et "à aller chez Free".
Traduction: Dupont-Aignan essaye de se faire remarquer. Dès qu'il y a un truc dans la presse, on trouve des gens devant les micros...
Toutefois, lors de sa conférence de presse du 5 octobre, la Hadopi a insisté sur le fait que le refus de Free d'envoyer des courriels d'avertissements ne protégeait pas ses clients contre la riposte graduée. "Pour la Hadopi, les envois auront été faits", a indiqué la présidente de la Haute autorité, Marie-Françoise Marais. Si leur adresse IP est de nouveau repérée sur les réseaux de téléchargement, les clients de Free recevront tout de même une lettre recommandée d'avertissement. "Cela va être très désagréable pour ces abonnés", assure Mme Marais.
Là, on découvre plusieurs choses:
  • La Hadopi se contrefiche des internautes. Coupables ou pas, s'ils ont été détectés, ils sont coupables. Prévenus ou pas, on fera comme si ils avaient été prévenus. Traduction: Les français on les emmerde, on travaille pour les ayants droits. Qu'ils aillent tous crever.
  • D'après Marie-Françoise Marais, la présidente s'il vous plait, il suffit de repérer une adresse IP sur un réseau de téléchargement pour que l'internaute incriminé soit automatiquement coupable. Pas besoin de télécharger illicitement. Pas besoin de partager. Pas besoin de faire des choses illicites. Juste besoin que la Hadopi voie votre adresse IP sur un réseau.

Conclusion

Françaises, Français, le gouvernement vous a vendu aux ayants droits. La culture est devenue plus importante que la liberté. Il est revenu à la discrétion de gens totalement et irrémédiablement incompétents le privilège de punir leurs pairs. Sans preuve, sans procès, sans aucune forme de justification ces gens vont vous juger. Ils n'ont pas la moindre idée de ce dont ils vous accusent - ou plutôt ce pour quoi ils vous condamnent. La meilleure solution: attendre que le couperet tombe.

Références

L'article de TF1
L'article du NouvelObs
L'article du Figaro
L'article du Monde